Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 09:01

Ce n'est qu'un au revoir car on loue exactement le même camper-van à Cairns.

On passe une nuit sur le parking de l'auberge de jeunesse, histoire de prendre des douches à l'oeil, puis on met le cap sur “Cape Tribulations”, une région qui mêle forêt humide, montagnes et plage de sable. Et devinez quoi sur la route, c'est un fourbe de sanglier qui manque de ruiner notre caution ! On passe ensuite trois jours à Airlie Beach. Un jour pour souffler, en se rappelant les bons moments de la demi-finale. Un jour pour faire du snorkelling sur la Grande Barrière de Corail ou, pendant cinq minutes, on a accompagné une tortue dans sa nage. Un jour pour lézarder sur la magnifique plage de Whitehaven sur l'inhabitée Whitsunday Island. On sympathise avec un gentil couple d'Anglais qui nous file de bons tuyaux sur la Nouvelle Zélande.

On roule toute la journée pour atteindre Brisbane, capitale du Queensland, afin de voir la finale dans un pub. Ca fait drôle de boire des bières à 6 heures du mat'. La déception est atténuée par la sympathie des clients acquis majoritairement à la cause francaise. Tant pis et merci les Bleus pour ce beau parcours.

Par Nico - Publié dans : notreplanete2
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 08:58

 On entame la longue descente vers le Sud. Une bière dans le bar d'un bled paumé nous familiarise avec l'ambiance de l'Out Back australien : à mi-chemin entre le saloon et le resto de routiers et l'amicale des pêcheurs. Moi-même, je finis par me prendre pour un routier tellement on enchaîne les kilomètres ; j'ai même fait une journée à 1100 km ! La conduite à gauche ne pose pas trop de problème. Même en cas d'oubli, y'a personne sur les routes. Tellement personne qu'on fait signe à chaque fois qu'on croire un autre véhicule, vraiment !

Le danger vient plutot des kangourous. Dès le deuxième jour, un petit malin teste mes réflexes en traversant devant nous. Malheureusement, on voit pas mal de ses copains moins chanceux jonchant le bord des routes...

C'est monotone mais pas trop fatigant de conduire sur ces interminables lignes droites. On en a parcouru une d'environ 25 km ! C'est drôle de voir des panneaux genre “Alice Springs 1200 km” ou bien “prochaine station service 110 km”, faut pas se rater.

Etrange sensation en s'arrêtant dans une ville comptant de nombreux aborigènes semblant un peu en marge de la société avec des enfants poussiéreux marchant pieds nus.

On arrive enfin au pied de cet immense monolithe sacré pour les aborigènes, Uluru (Ayers Rock), carte postale préférée des Australiens. De près, de loin, du coucher au lever du soleil (dans un froid glacial), on a pu admirer les changements de teinte du gros caillou.

C'est beau, mais c'est loin. On se balade au milieu de Kata Tjuta (The Olgas), un impressionnant alignement d'immenses rochers sphériques. La nuit, on caille affreusement dans nos pauvres duvets Lafuma insuffisants face à une descente à moins 5 degrés.

Puisqu'on est dans le secteur et qu'on n'est pas à quelques kilomètres près, on fait un crochet de 380 km pour aller à Watarrka (Kings Canyon). Une bonne marche dans le canyon aux immenses falaises d'une pure verticalité et aux domes de roche érodée.

A 17 heures 15 (30 minutes avant la nuit), on est confronté à un dilemne : cette nuit a lieu France-Brésil et la prochaine chambre avec télé est à près de 250 km, les kangourous sortent la nuit et notre franchise s'élève à ... 5000 dollars australiens (environ 3000 euros). Tant pis, une affiche comme ça, ça ne se rate pas.

On roule donc de nuit pendant deux heures et demi, concentrés comme jamais, guettant le moindre mouvement sur les côtés. Il faut croire que la faune locale s'était mise d'accord pour me provoquer des sueurs froides, ou bien qu'elle voulait abréger ses souffrances suite à l'élimination des Australiens par l'Italie, mais croyez-le ou non : on a vu trois kangourous, un cheval et un troupeau de dromadaires sur la route !

On arrive entier dans un petit motel bien chaleureux aux chambres douillettes dotées d'immenses télés et de chauffage. On sympathise avec deux petites Françaises qui travaillent là, alors que débute le feu d'artifice artisanal célébrant la proclamation de l'Etat des Northern Territories.

En plus, c'est l'anniversaire de la patronne et le bar joue les prolongations. Une douce nuit interrompue délicieusement par la démonstration des Bleus. Le silence du matin est brisé par l'alarme à incendie de notre chambre, déclenchée par la fumée émanant de notre grille-pain. On rend notre fidèle van à Alice Springs.

Par Nico - Publié dans : notreplanete2
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 08:46

 On ne pensait pas pouvoir un jour visiter l'Australie qui revêt une signification particulière pour chacun de nous. Depuis très jeune (sans doute depuis Crocodile Dundee), je suis fasciné par ce pays si grand, si lointain et si sauvage. Audrey, quant à elle, est tout simplement raide dingue des kangourous et se met à gesticuler en émettant des sons de nouveau-né à leur simple évocation.

Notre itinéraire se divise en deux trajets Nord-Sud de dix jours chacun.

- Le premier entre Darwin au milieu de la côte nord, dans le “top end”, et Alice Springs au coeur du pays, dans le “red centre” (la terre y est rouge).

- Le second, après un vol intérieur, longe la côte est depuis Cairns près de la Grande Barrière de Corail jusqu'à Sydney.

Arrivée à 4 heures du mat' à Darwin où l'on tue le temps à coup de cafés et de sieste dans un parc en attendant l'heure d'aller chercher notre compagnon de route : un super van avec dodo, cuisine (et même un grille-pain).

On découvre la tenue locale : short très court, chaussures montantes et casquette. La ville paraît propre et calme et les gens très aimables.

On fait un plein de courses et on attaque sans tarder car notre timing est très serré.

Direction Kakadu Park avec ses grands espaces, son art aborigène à Ubirr et une innoubliable ballade en bateau dans les marais de Yellow Waters. On y savoure un lever de soleil incroyable (juste après la victoire non moins incroyable de la France sur l'Espagne) avant d'embarquer pour observer un foisonnement d'oiseaux de toutes sortes, dont un aterrissage de neuf pélicans. Le guide nous révèle qu'il n'a jamais vu l'un de ces volatiles se faire attaquer par un crocodile (le bec doit certes être un peu dur à avaler). Les gros reptiles croisent discrètement autour de nous, attendant peut-être la chute d'un touriste.

Par Nico - Publié dans : notreplanete2
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