Jeudi 12 octobre 2006
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19:43
Direction : le petit village de Vilcabamba, notre dernière étape en Equateur. Au bout d’une demi-heure déjà, nous sommes brassés, le chauffeur ne cessant de changer de vitesse avec à coup, et assourdis par le bruit du moteur juste derrière nous.
Soulagés d’arriver enfin à Loja, nous prenons vite place dans un petit bus assez spacieux, qui sera arrêté au premier contrôle de police venu. Nous nous retrouvons alors plantés au bord de la route, à attendre gentiment le bus suivant… Quel soulagement de poser enfin nos sacs dans un modeste petit hôtel !
En soirée, nous nous renseignons auprès d’une agence familiale sur les tours proposés dans les environs et partons le lendemain, à cheval, pour deux jours de ballade en montagne.
Peluche, le cheval de Nicolas, bonne pâte, doit être sans cesse stimule pour monter, en près de 3h30, jusqu’au refuge ; Couchis, le mien, plus fougueux, ne souhaitant pas ouvrir la marche reste sage.
Les chevaux descellés, nous partons deux heures voir les cascades aux abords du parc national Podocarpus. Pedro, notre petit guide de 20 ans (antépénultième d’une famille de 14 enfants !) nous prépare au coucher du soleil un délicieux poulet au feu de bois.
Le lendemain matin, nous partons nous enfoncer dans la foret vierge près de trois heures. Les chevaux se cachent à notre retour.
Nous entamons le retour par une dure descente jusqu'à la rivière. Puis les chevaux s’abreuvent, passent à gué et partent au galop sur des petits chemins forestiers et montagneux. S’agrippant a sa scelle, Nicolas s’éclate avec son cheval très en forme ce deuxième jour.
Mon adorable destrier, fermant la marche, part au quart de tour pour rattraper ses congénères, n’hésitant pas à sauter des obstacles ! Intrépide, il réussit même, dans un virage, en plein galop, à passer si près d’un arbre que mon genou n’est pas passé…
La ballade se termine plus tranquillement, après ces galops si excitants, afin de préserver nos précieux fessiers.
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